Taux négatifs : une opportunité historique pour les emprunteurs

Il s’agit d’une situation historique.

Pour la première fois depuis 1996, année de lancement de l’OAT TEC (obligations assimilables du Trésor), le taux d’emprunt de l’Etat entre dans des valeurs négatives (entre 0 % et – 0,002 %). Une aubaine pour les particuliers auxquels les banques prêtent plus facilement leurs liquidités.

Un terreau favorable à des taux très bas

Pour rester dans la course, les banques mènent toutes une politique offensive de baisse de crédit immobilier qui les conduit à baisser leurs taux, notamment pour les meilleurs profils. Un phénomène en partie expliqué par les très faibles taux de défaut sur ce type de crédit en France (0,1% de crédits impayés). Une stratégie sûre et rentable pour les banques.

Cette baisse des taux de crédit immobilier prend également racine à l’échelon supranational. En effet, la Banque Centrale Européenne défend cette politique avantageuse avec un taux de refinancement à 0% et un taux sur les dépôts négatifs à -0,4%.

Une dynamique encouragée par les déclarations de Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne, le 18 juin dernier : « De nouvelles baisses des taux directeurs et des mesures d’atténuation visant à limiter les effets secondaires font toujours partie de nos outils. Nous mettrons à profit toute la flexibilité permise par notre mandat pour le remplir – et nous le ferons encore pour répondre à tout défi qui se poserait à la stabilité des prix à l’avenir »

Un horizon dégagé pour les emprunteurs

Il est vrai que l’on attendait une remontée des taux dès cette année 2019. Mais le contexte est toujours aussi favorable, le marché du crédit immobilier reste un moyen efficace pour les banques de faire du profit en toute sécurité.

Une situation également entretenue par la compétition que se livrent les banques entre elles.