La chute des taux immobiliers se poursuit : 1,35% en avril 2019

La dernière étude mensuelle de l’Observatoire Crédit Logement/CSA le confirmait une fois de plus : les taux immobiliers chutaient encore en avril pour atteindre un taux nominal moyen de 1,35%, enfonçant le record plancher du 1er trimestre 2019 et avoisinant le record établi à 1,33% datant de novembre 2016.

 

Des taux immobiliers historiquement bas en avril

Pour le 11èmemois consécutif, les taux des crédits immobiliers étaient inférieurs au rythme de l’inflation, « une configuration inédite depuis 1974 » selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Toutes les conditions étaient réunies pour faciliter l’emprunt : chute record des taux immobiliers, concurrence croissante des organismes prêteurs et assouplissement conséquent des critères de durée et d’apport personnel requis par les banques.

En avril 2019, les taux de crédits du secteur concurrentiel (hors assurance et coût des sûretés) se sont établis à 1,35% en moyenne (1,41% pour l’accession dans le neuf et 1,36% pour l’accession dans l’ancien).

Dans le détail, les prêts sur 15 ans se négociaient à 1,09%, à 1,27% sur 20 ans et 1,47% sur 25 ans.

 

Des délais de remboursement de plus en plus longs

Par conséquent, la confiance revient et les durées de prêts se sont allongées de 29 mois depuis l’année 2014. En avril 2019, elles s’élevaient à 227 mois en moyenne (248 mois pour l’accession dans le neuf contre 243 mois pour l’accession dans l’ancien).

En avril, les crédits sur 25 ans et plus représentaient plus de 42 % des prêts accordés. Cette part n’était que de 15 % il y a cinq ans.

 

Parallèlement, la forte concurrence des organismes prêteurs

Dans cette configuration favorable, emprunter ou renégocier son crédit devient particulièrement aisé pour les emprunteurs avertis. La concurrence se fait rude entre les établissements bancaires pour les attirer. Le rôle du courtier est alors crucial pour trouver l’offre la plus adaptée : négocier un crédit au meilleur taux, emprunter plus longtemps pour emprunter davantage ou réduire les mensualités devient alors à la portée de tous à coût réduit.